Dans la Suède du milieu du 17ème siècle, un certain René Descartes s’entretient tous les matins avec la reine Christine. Il lui parle entre autres physique et loi de transsubstantiation. Transformation d’une matière dans une autre. Ce qui réduit l’eucharistie à une farce. Non à chaque messe, le vin ne métamorphose pas en sang et l’hostie en chair du Christ !
Alors François Viogué, le sinistre aumônier français chargé de diffuser le catholicisme à la cour de cette terre protestante, empoisonne le philosophe avec une hostie imbibée d’arsenic. Mais Descartes survit, et ensuite ?


René fait son entrée, furieux, dans le boudoir de Christine:
- Christine s'écrie-t-il !
- Oui René ? interroge la Reine surprise par cette intrusion, mais ravie qu'un vent de folie souffle enfin sur les tentures pastels suédoises dont la faible luminosité hivernale avait atténué les contrastes. Depuis 1650 Descastes, à l'invitation de la reine, est accueillit au royaume et chargé de conversé avec la souveraine aux aurores, afin d'éclairer de ses lumières ces longues soirées d'hiver.
- Christine ! répéte Descartes
- René tu ne te rappelles plus de ton texte? Tu souhaites un souffleur...
- Non non... Bien sûr... Je suis confus... Troublé c'est tout... Je reprends... On la refait ? Descartes s'adresse aux premiers rang de la salle où siège le metteur en scène, et le scénariste assistant à cette énième répétition de la pièce : " L'atout Descartes en main". Le metteur en scène, le cheveux gras et clairsemé, lunettes épaisses aux montures léopard, le furoncle agréablement répartit sur le visage, s'énerve.
- Allez on la refait, ça ne va pas du tout là... C'est la scène clé de la pièce... La mort de Descartes... Vous comprenez... Vous me refaite l'entrée je veux qu'un coup de sirocco souffle en ce boudoir Suédois... Je me suis fait comprendre ? Allez tous en scène. On recommence.
Traversant la salle vers la scène un homme en pardessus s'approche.
Claquement de porte. Descarte fait son entrée :
- Christine ! Éructe-t-il
- Oui René ?
- Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark !
- Suède René, Suède
- Si vous le dites, au royaume de Suède aussi ! Rendez-vous compte Christine !
- Oui René
- Ici même, en votre palais sous votre protection j'ai manqué de me faire assasiner.
- Assasiné... Vous Monsieur Descartes ?
- Oui Christine assasiné ! Empoisonné par l'ingestion d'une hostie.
- Ha une hostie... Rien d'étonnant René...
- Comment ! Vous étiez au courant ? Expliquez moi ce qu'il se complote ici ma Reine
- Point de complot René. Mais mieux que moi, vous savez que l'hostie est le corps du Christ. Hors ce dernier est décédé il y a 1650 années...
- Continuez je vous prie. Je vous suis jusqu'ici mais ne vois pas où vous me conduisez.
- C'est pourtant simple, vous mangez un corps vieux de 1650 années... Dont l'état de conservation n'est pas garantit et la date de péremption est dépassée depuis longtemps. Il est d'ailleurs étonnant que d'autres décès n'aient eu lieux...
- Allons revenons à la raison. Il s'agit d'un cas d'empoisonnement à l'arsenic. L'aumônier François Viogué en a imprégné l'hostie qui m'était destiné à la communion.
- Mais alors comment en avez vous échappé ?
- Plus crédible la Reine. Elle est surprise, tu comprends, au dessus de tous soupçons ? Le metteur en scène intervient.
- Excusez-moi vous avez une minute à me consacrer ? L'homme au pardessus arrivé au premier rang s'adresse au metteur en scène.
- Voyez part vous même nous travaillons. A la fin de la répétition peut être, je vous ferai une dédicace. Allez on se concentre et l'on continue pour le public qui a fait le déplacement...
- Je ne suis pas venu voir la pièce... Tenta l'homme au pardessus
L'acte reprend.
- Mais alors comment en avez vous échappé ? Interroge la Reine avec la justesse due à son rôle.
- Simplement. Cette hostie je ne l'ai pas mangée. Sitôt mise en bouche par l'aumônier, je l'ai recrachée dans une bourse en revenant dans les rangs. Après l'office je me suis rendu dans l'antre de l'alchimiste et lui est passé pour commande l'analyse chimique de cette hostie, dans le but de vous présenter ma théorie sur la transsubstantiation sous un autre angle.
- Quelle intrigue. Vous faites preuve d'initiative... Votre histoire me plait... Ne me faites pas languir d'avantage, poursuivez je vous l'ordonne, je ne puis attendre plus longtemps...
- Reine Christine, le verdict est tombé. Le rapport de votre alchimiste est formel. De l'arsenic imbibe l'hostie. L'hostie que je devais ingérer. Moi Descartes. C'est une barbouzerie avant l'heure.
- Allons René reprenons nos esprits et gardons les sains... Venez à ma table. Je vous invite à partager mon petit déjeuner. Composé fort simplement de tartines de pain suédois et de cette confiture, faite maison, d'oranges amers à la vanille.
- Je ne saurais refuser cette royale invitation, très chère Christine je vous remercie. Que d'émotions de si bonne heure m'ont creusé l'appétit.
Descartes s'assoit. Prend une tartine. Étale de la confiture et la porte à sa bouche.
- Mon cher Descartes. Avez-vous entendu parler de cette histoire, un philosophe, inventé de toute pièce et dont les écrits imaginaires sont repris de tous ? Jean-Baptiste Botul ?
- Non... Descartes croque dans la tartine.
- Alors mon cher Descartes vous ne connaissez pas le botulisme ?
A ces mots le philosophe tombe à terre et se tort dans d'atroces convulsions... Bave et trépasse aux pieds de la Reine une main accrochée à sa cheville.
- Descartes jusqu'à la fin vous m'avez fort distrait. Dit la reine Christine en un éclats de rire. Avoir une connaissance aussi vaste et ne pas connaître le botulisme vous aura été fatal. HA HA HA.Vous aviez raison : Il y a quelque chose de pourri au royaume de Suède !
Le rideau se referme sur la scène.
- Bravo ! C'était d'une précision chirurgicale. Vous avez écouté mes conseils : vous m'avez rendu la mort de Descartes vivante ! S'extasie le metteur en scène et se tournant vers l'homme au pardessus : Vous souhaitez une dédicace ?
- Non, je suis Officier de Police Judiciaire. Je viens vous avertir que votre femme de ménage à découvert ce matin le corps de votre compagnon Frédéric Pagès... Décédé à votre domicile d'un arrêt cardiaque dans la cuisine. Il semblerait qu'il prenait son petit déjeuner fait de tartines et d'une confiture faite maison aux oranges amers...
L'épluche patanumérique - NANOR
(Comme on peut lire dans la desencyclopédie, bravo pour ce message Nanor).Un jour, Descartes est né. Il est même René (voir Rerené Descartes), il a d'ailleurs été marié à Céline Dion.Il devint ensuite joueur de poker. Mais Décartes a joué de malchance, chopant une pneumonie en filant des cours de philo à la Reine christine de suède à 5 heures du matin. Il essayait en fait d'y implanter une filiale d'Acodomia chez les Vikings, en joint venture avec son associé Blaise, à l'aise, Pascal.On lui doit la maxime cogito ergo sum. En fait, il s'agissait d'un discours sur la méthode pour l'entraînement du sumo, oui il aurait fallu lire cogito ergo sumo, traduit en français par je danse donc je suis, en anglais I'm singing in the rain, qui ne veut pas dire il pleut parce que je chante faux. Sur la mort de Descartes plusieurs versions existent. Certains sont enclins à penser que Descartes mourut d'épuisement sexuel sous les assauts conjugués des Suédoises, qui se le disputaient, comme des putes, par une sombre nuit d'hiver, en Suède. Pour d'autres, il vécut trop longtemps dans son poêle, pour avoir la paix et ne pas être victime des assauts des femmes, mais il prit des mauvaises habitudes. Résultat il mourut comme un con de froid !
Je vous déteste de mauvaise foi, alors
A propos des Nuits Zébrées, c'est en faisant un safari au Kenya que le Préfet Poubelle eut l'idée des premiers passages cloutés, en voyant des zèbres. Un éléphant efferverscent dans une nuit zébrées, une chatte y perdrait ses petis, même si elle est pas folle (la guêpe). Bonne nuit, les malins comme un vieux singe à qui on apprend pas à faire la grimace.
Je vous déteste de mauvaise foi, alors