Black Panthers Story, Part I
En 1965, c’est chaud bouillant à LA. Les exactions de la police raciste sont telles que les blacks s’organisent et créent le Cop Watch, organisme qui observe et relate les violations des droits civiques des afro-américains.
Ceci va faire naitre dans la tête de Bobby Seale et Huey Newton, deux jeunes militants de la cause noire, l’idée d’éduquer leur communauté sur leurs droits constitutionnels, de leur expliquer comment se comporter avec la police : les Black Panthers sont nées, du nom de l'animal sauvage qui, si on l'attaque, ne reculera pas. Le message est clair.
Cependant, le mouvement des Black Panthers représente bien plus que ce que l’on veut parfois nous faire avaler : il s’agit de tout un réseau d’entraide, de solidarité et de culture qui va permettre aux afro-américains de mieux s’organiser, de résister, et donc d’exister.
L'organisation est d'ailleurs connue pour son programme « Free Breakfast for Children » (et, c'est vrai, l'utilisation du terme « pigs » pour décrire les agents de police).
Le Festival Sons D’Hiver (qui s’est terminé le 20 février) mettait à l’honneur ce mouvement. A cette occasion, Juan recevait dans son Voodoo Club Emory Douglas (photo ci-dessus), ministre de la Culture des Black Panthers, qui nous donnait quelques éléments de compréhension de cette action.
Lorsqu’Emory Douglas rencontre pour la première fois Huey et Newton, il comprend alors à quel point il veut faire partie de ce mouvement.
Après un échange de numéros, les trois hommes se rapprochent très vite.
3 mois plus tard, en avril 66, nait le journal des Black Panthers, qui sera sans doute le véritable nerf de la guerre ; il est très artisanal : des feuilles bon marché, une machine à écrire et un stylo.
Le but: expliquer l'histoire, le point de vue et la raison d'être des Black Panthers à tout le monde, des illettrés aux plus instruits.
(à suivre bientôt sur Novaplanet...)
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