Detachment, de Tony Kaye
Au moment où nos politiques s'inquiètent du devenir du monde scolaire français, Detachment a de mauvaises nouvelles concernant celui américain. L'odyssée d'un prof remplaçant assigné dans une nouvelle école n'est pas de tout repos, entre élèves ingérables et enseignants au bord de la crise de nerfs.
Alors quoi tout est fichu ? Tony Kaye fait moins dans la langue de bois que Luc Châtel, son film énonçant clairement les problèmes du système éducatif. Et ne désèspère pas pour tout à fait, invoquant dans sa mise en scène, l'importance de continuer envers et contre tout à instruire les mômes, mais avec des méthodes différentes.
Version dépressive du Cercle des poètes disparus, Detachment, les applique à sa mise en scène, novatrice et libre de ton. A la sortie du film, on n'a pas forcément envie de retourner à l'école, mais on se dit qu'au dela de brillants cours de cinéma, on suivrait bien des cours de philo donnés par Kaye.
DETACHMENT, de Tony Kaye
En salles le 25 janvier
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