Oui

White lightnin’, de Dominic Murphy

Alex Masson - lundi 08 février 2010
White lightnin’, de Dominic Murphy

Avez-vous jamais entendu parler de Jesco White ? Dans l’Amérique profonde, celle des montagnes Appalaches, c’est une star.
Le roi du mountain dance, une danse locale où l’on fait des claquettes sur de la musique country.  
 
White lightnin’ raconte l’histoire de White, de son enfance passée à sniffer de l’essence ou fréquenter les maisons de corrections à l’âge adulte, entre scènes de rades improbables et séjours en hôpital psychiatrique.
Ce serait donc un biopic. Sauf que là où n’importe quel Ray ou Walk the line finit toujours par arrondir les angles, forcer des récits biographiques à se terminer en happy end réconciliateur, White Lightnin’ refuse de faire le dos rond. A commencer par avoir choisi pour personnage non pas un artiste sanctifié, mais un infréquentable péquenot. 
 
White Lightnin’ explore donc une autre mythologie américaine que celle généralement contée par les biopics. Elle n’est pas aimable, malaisante et dans une certaine mesure proche de There will be blood par sa noirceur, sa vision de la famille ou de la religion.
 
Un  cousin fauché et trash du film de PT Anderson qui reste moins misanthrope, quand cette sarabande dégénérée s’avère au final le portrait de la souffrance qu’est toute part d’ombre. Une surprise de plus confirmant White Lightnin’ comme animé par la flamme des grands films sacrilèges.
 
White lightnin’, de Dominic Murphy

En salles le 17 février 2010.

Gonzo TV
ShareThis
lundi 23 janvier 2012
Detachment, de Tony Kaye
mercredi 11 janvier 2012
Chœurs, le livre-CD
mercredi 04 janvier 2012
El Gusto, de Safinez Bousbia
lundi 26 décembre 2011
Pour en finir avec le krach ultime
vendredi 16 décembre 2011
CAGLIOSTRO, de Richard Oswald
mardi 13 décembre 2011
THE TERRORIZERS, d’Edward Yang
is_home: is_home_like request_uri:/novaselecta/novaaimecinema/white-lightnin%E2%80%99-de-dominic-murphy