White lightnin’, de Dominic Murphy
Avez-vous jamais entendu parler de Jesco White ? Dans l’Amérique profonde, celle des montagnes Appalaches, c’est une star.
Le roi du mountain dance, une danse locale où l’on fait des claquettes sur de la musique country.
White lightnin’ raconte l’histoire de White, de son enfance passée à sniffer de l’essence ou fréquenter les maisons de corrections à l’âge adulte, entre scènes de rades improbables et séjours en hôpital psychiatrique.
Ce serait donc un biopic. Sauf que là où n’importe quel Ray ou Walk the line finit toujours par arrondir les angles, forcer des récits biographiques à se terminer en happy end réconciliateur, White Lightnin’ refuse de faire le dos rond. A commencer par avoir choisi pour personnage non pas un artiste sanctifié, mais un infréquentable péquenot.
White Lightnin’ explore donc une autre mythologie américaine que celle généralement contée par les biopics. Elle n’est pas aimable, malaisante et dans une certaine mesure proche de There will be blood par sa noirceur, sa vision de la famille ou de la religion.
Un cousin fauché et trash du film de PT Anderson qui reste moins misanthrope, quand cette sarabande dégénérée s’avère au final le portrait de la souffrance qu’est toute part d’ombre. Une surprise de plus confirmant White Lightnin’ comme animé par la flamme des grands films sacrilèges.
White lightnin’, de Dominic Murphy
En salles le 17 février 2010.
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